LA CONTROVERSE EUROPEENNE DU MAÏMONIDE ISLAMIQUE

Voici ma réaction à la pétition et au scandale des Européens (surtout Juifs) pour avoir cité Maïmonide comme un savant musulman dans le rapport de l’UNESCO sur la science (lire le lien ci-dessous pour comprendre ce qui suit)

http://www.europe-israel.org/2010/12/08/petition-a-madame-irina-bokova-directrice-generale-de-lunesco/

Et voilà ma réponse :

Cette histoire de mosquée me dépasse donc je ne rentrerais pas dans le débat politico-religieux de la question soulevée par cette pétition. On sait ce que cela vaut quand religion et politique se mélangent.
Pour la majorité, l’UNESCO est une Organisation à vocation universelle dont l’objectif est de promouvoir la diversité culturelle, le dialogue interculturel et une culture de la paix. C’est tout ce que je retiens de celle-ci.Je suis aussi à bout d’argument devant tant de sectarisme à propos de Maïmonide ; les grandes figures de l’Histoire appartiennent à l’humanité et non pas aux juifs ou aux musulmans ni aux chrétiens, ni aux athées ! Comme la Religion d’une certaine manière, appartient à l’Homme qui en fait ce qu’il veut, s’en sert malheureusement mal quand c’est pour des buts politiques ou bien parce qu’il confond « la religion au service de l’homme » avec « l’homme au service de la Religion » (pour ce dernier cas c’est une catastrophe).

Maïmonide (alias en hébreux : הרב משה בן מימון HaRav Moshé ben Maïmon et en arabe : عبد الله القرطبي اليهودي Abou Omrane Moussa ibn Maimoun ibn Abdallah al-Kourtoubi al-Yahoudi « Moïse fils de Maïmoun fils d’Abdallah le cordouan Juif») apparait dans la culture islamique, il est donc forcément de culture arabo-islamique comme je peux être fortement influencée par la culture judéo-chrétienne et forcément occidentale par ma pensée et mes “maîtres”pour être  née et avoir vécu toute ma vie en France et ailleurs en Europe. Faut-il le rappeler, Maïmonide fut disciple du maître d’ibn Bajja (musulman andalou), il avait donc comme maîtres à penser de nombreux musulmans tels qu’ Al Farabi surnommé “le second maître après Aristote” ou Avicenne dont il fut très influencé, ou encore Ibn Bajja (Avempace), Ibn Tuyfal ou enfin son contemporain Ibn Rushd (Averroès). Le code maïmonidien, « le Mishneh Torah » est le seul ouvrage écrit en langue hébraïque. Cette œuvre a sans nul doute de fortes analogies avec le l’ Ihya ‘Ulûm al Dîn (revification des sciences religieuses) d’Al Ghazali (m.1111). Ces deux œuvres sont essentiellement juridico-religieuses et destinées à revitaliser les sciences religieuses (le premier pour le judaïsme, le second pour l’islam). D’ailleurs ceux de ses coreligionnaires et inquisiteurs juifs qui l’ont disgracié (à cause de sa philosophie) sont ceux-là même qui vouaient une admiration au « Tahafut al falasifa » (l’incohérence des philosophes) dont l’auteur est encore ce même al Ghazali. Celui-ci même qui mit tous les moyens par une excellente maîtrise philosophique aristotélicienne pour réfuter la philosophie et mettre fin à la philosophie dans le monde musulman.

Que vous le vouliez ou non Maïmonide a fait partie des grands noms de l’Âge d’Or musulman comme il l’a été pour l’Âge d’Or juif et a donc influencé par la suite l’humanité comme l’a été l’étude de l’Averroisme pour les Juifs (avec Maïmonide), pour les Chrétiens (avec Saint Thomas d’Aquin, bien plus tard) mais aussi pour les philosophes modernes.

Dans le Guide des égarés , qui fut écrit comme toutes ses œuvres en langue arabe, (excepté le “Mishneh Torah”) on peut voir une similitude avec le “Régime du Solitaire” d’Al Farabi dans lequel il développe une thèse d’allure néoplatonicienne consistant dans la réduction du moi à l’être divin, le but de l’existence humaine étant l’union avec Dieu au moyen d’une ascension plus intellectuelle que mystique ou religieuse (Farabi est mort à Damas en 950). Pour ceux qui connaissent la philosophie islamique (j’en suis une amatrice), reconnaitront aisément la “parabole du Roi” d’Avicenne mais aussi le conte philosophique de Hayy ibnou Yaqzan (Vivens filius Vigilantis : du Vivant fils de l’Eveillé ou du Vigilant) dont voici un extrait de Maïmonide:

“Alors je demandais au Sage de me guider sur le chemin du voyage, de me montrer comment entreprendre un voyage tel qu’il en faisait lui-même. Je le fis sur le ton dont pouvait l’en requérir un homme qui en brûlait d’envie, en avait le plus ardent désir. Il me répondit: Toi et tous ceux dont la condition est semblable à la tienne, vous ne pouvez entreprendre le voyage que je fais moi-même. Il vous est interdit; à vous tous la voie en est fermée, à moins que ton heureux destin ne t’aide, toi, en te séparant de ces compagnons. Mais maintenant, l’heure de cette séparation n’est pas encore venue: un terme lui est fixé, que tu ne peux anticiper. Il faut donc te contenter pour le moment d’un voyage coupé de haltes et d’inaction; tantôt tu es en route, tantôt tu fréquentes ces compagnons. Chaque fois que tu t’esseules pour poursuivre ta marche avec une parfaite ardeur, moi je fais route avec toi, et tu es séparés d’eux. Chaque fois que tu soupires après eux, tu accomplis un revirement vers eux, et tu es alors séparé de moi; ainsi en sera-t-il jusqu’à ce que vienne le moment où tu rompras totalement avec eux.”

Ce conte philosophique qui a rendu célèbre ibn Tufayl matérialise les exigences que sont la vie en société (Al Farabi) et l’isolement propice à la vie spéculative (Ibn Bajja)… On retrouve cette idée philosophique dans le dernier mot des “Ennéades ” de Plotin : “Telle est la vie des dieux et des hommes divins et bienheureux : s’affranchir des hommes d’ici-bas, s’y déplaire, fuir seul vers le seul”.

Je tiens à signaler ici qu’il n’est absolument pas question ici de dire que Maïmonide est musulman mais de rendre à César ce qui appartient à César : le patrimoine musulman reconnait Maïmonide comme parfaitement “musulman” c’est à dire conforme au dogme Islamique.

D’autres part, on s’accorde bien à accepter l’idée que la philosophie islamique est grecque hellénisante alors pourquoi ne pas reconnaître, de bonne grâce, que la philosophie de Maïmonide est “islamique” ?

Enfin, je n’évoque pas les débats sans fin des biographes de Maïmonide sur les divergences à propos de sa conversion ou non à l’islam. Je vous laisse lire l’article du Washington Post intitulé “the great Islamic Rabbi”. J’espère, par ce retour sommaire à l’histoire de la philosophie, dépassionner le débat qui fait tord au patrimoine universel, nous faisons tous partie d’un tout :

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/12/30/AR2008123002789.html
En français pour les non anglophones :
http://translate.google.fr/translate?hl=fr&langpair=en|fr&u=

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/12/30/AR2008123002789.html

VERITABLE TSUNAMI A France INTER

C’est un véritable tsunami qui se dessine à France Inter. La voyouterie de Sarkozy déteint partout ! Cette maladie de la censure se propage comme une traînée épidémique dans tous les médias : des journalistes, des humoristes, des chroniqueurs, des journaux entiers sont mis au tapis ou virés à la moindre liberté d’expression.

C’est dire à quel point les valeurs de la République sont transformées par des soudoiements de députés comme dans l’affaire Douillet/Joly ou d’une Garde des sceaux qui abaisse l’âge minimum de l’incarcération à 12 ans. La particularité de ce gouvernement c’est le choix de la proie idéale pour faire le sale boulot. Rachida Dati ne pourra pas être taxée de raciste en remplissant les prisons de maghrébins et de noirs pour faire passer ses réformes (et s’entendre dire, après coup, par Zemmour, que c’est intrinsèquement lié aux ethnies arabes et noirs). Dans ce gouvernement, se trouve des types genre médecin sans frontière, transformé en bourreau de l’ingérence humanitaire et en pro-israéliens, des socialistes (DSK) en représentant du capitalisme et de la gouvernance mondiale de la finance, des Ministres tels celui du Travail et de la Solidarité, en personnage controversé par des conflits d’intérêts à n’en plus finir -dorénavant traditionnels dans notre belle démocratie- finissent par montrer au monde que notre gouvernement magouille avec les plus riches fortunes du pays (Béttancourt, Boloré, etc.).

On voit à quel point, la liberté d’expression des humoristes est bafouée avec les licenciements de Didier Porte et de Stéphane Guillon par Jean-Luc Hees. Leurs chroniques ne plaisent pas du haut de la monarchie. Il est évident que ces licenciements ont été commandités par le chef -Ô suprême- de Nôtre République. Pour preuve j’en reviens à la nomination de Jean-Luc Hees au poste de président de Radio France en mai 2009 par le conseil des Ministres. Sa nomination constituait la première application de la loi organique du 5 mars 2009, qui donne le plein pouvoir à l’Etat pour nommer les présidents de l’audiovisuel publique. Cela perpétue les nombreuses réformes pour restreindre toutes les libertés encore possibles avant lui. On comprend mieux pourquoi Jean-Luc Hees appelle Philippe Val à le rejoindre à France Inter au poste de Directeur de cette même radio.

Laissez-moi maintenant vous parler de Philippe Val qui répond à l’appel de Jean-Luc Hees au lendemain du procès des Caricatures de Muhammad par Charlie Hebdo. On le dit « couché sur la liste des ralliés à Sarkozy ». Pour quelqu’un qui défend la liberté d’expression, ses prises de positions islamophobes, pro-israélienne, faisant fi de l’oppression palestinienne en soutenant, par sa vindicative habituelle, les États Unis et Israël le rendant en cela complices de leurs exactions en territoires occupés. C’est encore lui qui a dit, un beau jour de 1998, que BHL est « l’Aimé Jacquet de la philosophie» (sic). C’est plutôt lui qui est à la merci de JL Hees, « le Domenech de l’équipe de France [Inter] ». Selon les dires de François Morel, « il n’en est pas loin ».

Oh, mais Val est bien le candidat rêvé à ce poste, sa principale compétence est de faire le ménage dans une des rares radios à pouvoir encore s’exprimer librement. En effet, la censure qu’il a incarnée longtemps à Charlie Hebdo, lui vaut la réputation , par ses pairs, de dictateur. Val a à son palmarès licencié bon nombre de ses salariés comme François Camé, Anne Kerloch, Philippe Corcuff, Olivier Cyran, Lefred-Thouron, Mona Cholet…

Mais surtout le plus cocasse de ses licenciements, c’est celui de Siné. L’affaire révèlera que derrière les motifs avancés par Philippe Val se cachait l’affaire Clearstream. En fait Philippe Val l’accusait d’avoir tenu des propos antisémites sur Jean Sarkozy, en juillet 2008. Mais en réalité, c’est la volonté de notre -Ô vénéré- Président de la République française, par l’entremise de l’Archange déchue, Philippe Val, de taire l’affaire Clearstream. Selon les affirmations de Siné, ce fut “un prétexte pour le licencier en raison de leur désaccord concernant Denis Robert et Clearstream” (l’avocat de Charlie Hebdo, c’est l’avocat de Clearstream).

Philippe Val a publié dans le n° 714 de Charlie Hebdo une pétition pour le droit au blasphème, signée entre autres par Bernard-Henri Lévy, Salman Rushdie et Taslima Nasreen (alors pourquoi censure-t-il les libertés « blasphématoires » sur la République, n’est-on pas en laïcité ?). Ah j’oubliais dans la liste très longue des prises de position peu orthodoxes de ce Val-nu-pieds, il est farouchement opposé à l’Internet : il a fait fermer le site d’un particulier qui faisait un résumé hebdomadaire des éditions de Charlie Hebdo et a, encore dans sa ligne de conduite totalitaire, longtemps refusé que Charlie Hebdo utilise le site Web pour communiquer.

La France est tombée sur la tête ! Elle marche à contre-courant, elle favorise dorénavant la précarité, la pauvreté, le nettoyage de la racaille dans les banlieues, les arrêtés anti-mendicité et les répulsifs anti-SDF (Argenteuil), le limogeage des pourfendeurs des valeurs éthiques, déontologiques inhérentes aux divers organes de la République.

C’est le pouvoir de la rupture, farouchement opposé au vivre-ensemble du pacte social. L’exacerbation à outrance envers les musulmans : ils sont vus maintenant comme incompatibles avec les valeurs de la République.

La désillusion des clivages politiques à un moment où la crise économique est en déflagration. La dégradation du niveau de vie de la majorité de la population et l’avènement de la politique Sarkoziste (le Président de la rupture) accentue les aberrations. Tel un Alain Soral entrant dans le parti du FN et tels électeurs qui ne voient plus de différence entre une gestion de gauche et de droite. Symptôme de désaveu envers la classe politique détruisant le rôle démocratique d’opposition.

Qu’on se le dise ! A la moindre incartade des médias où des personnages politiques à la botte esclavagiste de Sarkozy, n’a plus qu’à tirer un trait à sa participation au monde des idées. Nicolas Sarkozy, en bon diable, arrive à faire graviter autour de lui tous les organes des pouvoirs. Et cet état de fait ne laisse que peu de mouvements aux bâillonnés des médias.

Révoltez-vous ! Citoyens.

Marika El Haki

Courants de pensée en IslamL’Acharisme, pensée majoritaire en Islam

L’Asharisme est la doctrine majoritaire en Islam avec le Maturidisme qui lui est presque identique. L’Asharisme nous est venue de Abu l’Hassan al Ash’ari (874–936) fils de Ismaïl qui est le fils ou petit fils d’Abu Musa al Ash’ari (m.662 ou 672), compagnon du Prophète (Abu Musa joua un grand rôle dans les troubles après la mort d’’Uthman se faisant berner par Amir ibn al ‘Aç qui nomma Mu’awiya à la place de ‘Ali).

En ce qui concerne les écoles juridiques sunnites, il y’en a 4 reconnues + une que l’on peut intégrer aux 4 : l’école Dhahirite (ibn Hasm) + l’école shiite qui a sa place à al Azhar depuis peu. Il ne faut pas confondre la jurisprudence -qui sont les écoles juridiques- et les doctrines des Usul al din, qui déterminent la ‘aqida (dogme en Islam) qui sont des théologiens (mutakalimun). Contrairement aux écoles juridiques, les écoles théologiennes se contredisent toutes et divisent la Umma, jusqu’au point du Takfir. Les points de divergences sont surtout à propos de la nature de Dieu (les attributs d’essence sont-ils séparés ou non de Dieu ? A-t-Il une main, un visage ? etc.), le libre arbitre, le kalifat et l’éternité du monde.

Il ne faut pas les confondre avec les écoles juridiques car chacune des 4 écoles juridiques appartiennent à l’école Asharite ou maturidite de son fondateur Abu Mansur al-Maturidi (944). Ces deux Doctrines sont majoritaires en Islam à + de 90%. La différence entre ces deux doctrines se situe sur entre autres  la raison humaine, contrairement à l’école d’al-Ash’ari qui affirme que la connaissance de Dieu découle de la révélation par les prophètes, l’école Maturidite fait valoir que la connaissance de l’existence de Dieu peut être déduite par la raison seule.

Les maturidites donnent plus de pouvoir à l’homme que l’Acharisme qui se rapproche du hanbalisme littéraliste et déterministe (jabryite).  Les Hanbalites et Acharites croient que l’homme n’a aucun pouvoir, quoiqu’il fasse, bien ou mal, c’est Dieu qui crée les actes en l’’homme (perso, je trouve que c’est une aberration). Ils pensent que “les choses sont bonnes ou mauvaises parce que c’est Lui qui les a décrétées ainsi”. Pour sauver la transcendance divine, les ash’arites diront encore qu’on n’interroge pas Dieu sur ce qu’Il fait.

Il faut savoir que le fondateur de la doctrine orthodoxe (acharite) de l’Islam à établis sa doctrine en opposition à son maître al Jubaï, Mu’tazilite (autre école de pensée théologique disparue au XIIIème siècle). La doctrine Mu’tazilite repose sur le principe de la “Justice divine”(‘Adl), l’axe central “Dieu ne peut pas faire le mal, le mal vient de l’homme ; Dieu est juste, donc Il ne peut pas créer le mal en l’homme ou créer un être impie, c’est l’homme qui le devient par obstination à vouloir faire le mal, c’est lui qui s’égare à force d’obscurité”. “Même si Dieu infini et tout puissant, dans son omniscience; connaît les actes de ses créatures, sa Toute-puissance, ne prend pas part directement aux actes humains” car l’homme est  “créateur de ses actes” par un pouvoir (qudra) que Dieu a crée en lui. Les Mu’tazilites ont établis leur doctrine dès les débuts du 8ème siècle et surtout après la mort de ‘Uthman en jouant un rôle capital dans le développement du dogme en Islam. Ils s’opposaient surtout aux athées, à la trinité chrétienne et aux hanbalites qu’ils nommaient les muchabbihah, (anthropomorphisme) puisqu’ils reconnaissent que Dieu à des mains, un visage, est assis sur un trône au sens propre des termes.

Malgré tous ce qu’on a pu dire de mal sur les Mu’tazilites, il faut savoir qu’ils ont été les premiers à élaborer le dogme du Tawhid, l’unicité absolue de Dieu, que toutes les doctrines reconnaissent par l’Ijma’ (consensus des savants) et reprennant  les grandes bases. L’acharisme qui je le rappelle est la doctrine théologienne majoritaire et orthodoxe de l’Islam donc celle de la pensée majoritaire à 90% en Islam nous vient d’Abu l’Hassan al Ash’ari qui était lui-même mu’tazilite jusqu’à la disgrâce des mu’tazilites. Lors des révoltes contre le pouvoir abbaside qui officialisèrent  la doctrine Mu’tazilite, Abu l’Hassan al Ash’ari profite des révoltes pour se retirer de cette école de pensée et reconnaître le hanbalisme comme pensée juste. Il créé ainsi un syncrétisme entre le mu’tazilisme, en reprenant le Tawhid, le Kalam ou théologie spéculative, la philosophie,  la raison humaine mais inférieure à la révélation et la littéralité du texte coranique, la négation de la liberté humaine, la thèse du Coran “incréé” des hanbalites en y ajoutant la “théorie de l’acquisition”(Kasb).

Al Ash’ari , en se rapprochant de leurs thèses, a ardemment souhaité être reconnu par les Hanbalites qui l’on rejeté avec toutes ses thèses. Ainsi Les “salafistes”  aujourd’hui encore combattent et demeurent, comme leurs prédécesseurs, contre l’interprétation du texte coranique, la philosophie, l’Ijtihad, l’aggiornamento des interprétations et des sources secondaires de la jurisprudence (Istihsan et Maçlaha Moursala). Les Wahhabites se réclament d’Ahmad ibn Hanbal (m. 855) donc de l’école hanbalite qui ne reconnait pas la raison humaine, ni la liberté humaine, prône le taqlid (imitation aveugle) reconnaisse le fatalisme et la politique de la ta’a (obéissance aux dirigeants même si injuste) car « c’est Dieu qui a voulu qu’ils accèdent au pouvoir ».

Je sais que ce qui précède est un peu confus à comprendre mais je vous conseille vivement de lire les textes originaux des auteurs de toutes ces écoles théologiques de l’époque classique et de vous en faire vous même une idée (textes traduit en français et en anglais pour beaucoup), vous seriez surpris des aberrations et des buts politiques s’y dégageant. Il faut aussi bien connaitre l’Histoire de l’Islam, vous pourriez comprendre le contexte du développement de la théologie musulmane et de sa jurisprudence et comprendre pourquoi,  par exemple, un Ibn Taymyya prêchait le Djihad (contexte de l’invasion Mongols et des croisades) ou pourquoi Abdel Wahhab a pu être aussi radical avec les Sufis (les musulmans étaient devenus de vrais adorateurs des tombes ou ziyara et redevenaient des litholâtres /adorateurs des pierres).

Dès la mort du Prophète (ç), il existait jusqu’à + de 20 écoles(madahab) aujourd’hui il n’en reste plus que quatre, la raison est plus politique que religieuse. Les Shiites, les  Mu’tazilites, les Hanbalites, les Kharajites, les Sufies par exemple sont les doctrines les plus anciennes. L’orthodoxie s’est implantée bien après eux, à partir du Xème siècle, et le sunnisme est déterminé à partir du shiisme par opposition politico-religieuse au pouvoir, surtout sous le khalifa de ‘Uthman qu’ils accusaient d’avoir favorisé sa famille par la suite pendant le khalifat  Ommeyyade (famille de ‘Uthman) qui usurpe le pouvoir à la place de ‘Ali.

Contrairement à une idée bien enracinée, au début de l’islam, ne fut pas le sunnisme, d’une formation lente et plus tardive, s’est créé en réaction contre le mu`tazilisme, à la fin du VIIIe et au début du IXe s, et plus encore après. Dès le IIe siècle, par exemple  ‘Abdallah b. al Mubârak définit  juridiquement, pour la première fois, les sunnites comme ceux qui rejettent l’insurrection dans tous les cas, que le khalife soit pieu ou non. Ainsi les juristes ne s’occupaient plus de savoir qui était dans le cas particulier d’une résistance légitime. Tous ceux qui s’opposaient aux pouvoir étaient des bughât (rebelles). Le gouvernement devait donc avoir le monopole du pouvoir et la prise en compte de la résistance dans le monde musulmans est, depuis, restée bien mince. La grande majorité aujourd’hui, sunnite, obéit au « principe d’obéissance » pourvu que le souverain n’empêche pas la religion de s’épanouir.

Les salaf ne sont pas l’apanage des “salafistes” seuls car le terme « Salaf » désigne les pieux prédécesseurs DES TROIS PREMIERS SIECLES,” la communauté la meilleure jamais produite aux hommes” (S.III :110)  sont donc aussi bien les Tassawuf (soufisme qui existaient dès les début), les Mu’tazilites (du 7 et 8ème au XIIIè), les philosophes  (dès le 8ème siècle) ou les Shiites (dès le 7ème) que les hanbalites.

Les hanbalites que sont Ahmad ibn Hanbal puis ses adeptes après lui : ibn Taymyya, ibn Qayim al Jawziyya, Al-Dhahabi, ibn Kathir et Abdel Wahhab (les Wahhabites, radicaliseront sa pensée) et les contemporains tels  al Albani,  ibn Bâz et al ‘Outhaymine sont similaires par la même doctrine jabryite. Ceux là se considèrent comme détenant la doctrine « Véridique » des Salaf et seront donc sauvés du feu de l’enfer alors que tous les autres sont dans le faux et mérite pour cela l’enfer. Ils appuient cette affirmation par un hadith faible qui dit : « Les Juifs se sont divisés en soixante et onze sectes, les Chrétiens se sont divisés en soixante-douze sectes et ma communauté se divisera en soixante-treize sectes. » et « toutes iront en Enfer sauf à se conformer à ma tradition et à celle de mes compagnons. ». (cf. LES 73 « SECTES » DE L’ISLAM)

ENTERREMENT SECRET DE KADHAFI

Le corps de Kadhafi a été subtilisé des regards et transporté pour un enterrement secret dans le désert, le 24 octobre.

 

BIENVENUE A LA “DEMOCRATIE” LIBYENNE !

Big Kadhafi vient à peine de quitter les lieux – le complexe de Bab-al-Azizia – que les vautours occidentaux tournoient déjà au-dessus; c’est la ruée pour s’emparer du “gros lot” – les ressources pétrolières et gazières libyennes.

La Libye est autant un pion dans une importante partie d’échecs géopolitique, géo-économique et géostratégique qu’une saynette moralisatrice présentée sous forme de reality-show ; des “rebelles” idéalistes gagnent contre l’ennemi public

N° 1. Autrefois, cet ennemi public était Saddam Hussein puis Oussama ben Laden et c’est aujourd’hui Mouammar Kadhafi. Demain ce sera le président Bachar al-Assad en Syrie, un jour ce sera le président Mahmoud Ahmadinejad. L’ennemi n’est jamais l’ultra-réactionnaire famille Saoud d’Arabie.

Comment l’OTAN a gagné la guerre

Malgré la spectaculaire réapparition du fils de Kadhafi Seif al-Islam, l’OTAN a pratiquement gagné la guerre civile libyenne (ou “activité militaire kinétique,” selon la Maison Blanche). Les masses « populaires libyennes » ont été au mieux spectatrices, ou en petite partie actrices sous la forme de quelques milliers de « rebelles » munis de kalashnikovs.

Le haut de l’affiche a été tenu par la R2P (Responsabilty To Protect, “devoir de protéger”). Dès le début, la R2P brandie par la France et la Grande Bretagne avec le soutien des Etats Unis s’est comme par enchantement muée en changement de régime. Ce qui a amené dans cette production des acteurs non cités dans le casting: des “conseillers” fournis par les monarchies arabes ainsi que des “contractors” ou “mercenaires”.

L’OTAN a commence à l’emporter en déclenchant l’opération Sirène au moment de l’Iftar (rupture du jeune du mois de Ramadan – samedi soir dernier. « Sirène » était un nom de code pour l’invasion de Tripoli. C’était le coup de force final – et désespéré – de l’OTAN après que l’absence complète de résultats des rebelles chaotiques après cinq mois de lutte contre les troupes de Kadhafi.

Jusqu’alors, le plan A de l’OTAN avait été d’essayer de tuer Kadhafi. Ce que la claque de la R2P – de droite comme de gauche – a baptisé « l’usure régulière de l’OTAN » se résumait à prier pour trois résultats : Kadhafi est tué, Kadhafi se rend, Kadhafi fuit.

Non que rien de tout ça ait empêché des bombes de tomber sur des maisons, des universités, des hôpitaux où même près du ministère des affaires étrangères.  Tout – et tout le monde – était une cible. “Sirène” comportait une distribution haute en couleurs de “rebelles de l’OTAN”, de fanatiques islamistes, de journalistes crédules « embedded », des foules enthousiastes pour la télévision, et des jeunes de Cyrénaïque manipulés par des transfuges opportunistes du régime de Kadhafi qui s’attendent à de gros chèques de la part des géants pétroliers Total et BP.

Avec “Sirène”, l’OTAN est arrivée dans le flamboiement (au sens littéral) de toutes ses armes: des hélicoptères Apache tirant sans discontinuer et des avions bombardant tout ce qui ce qui est à leur portée. L’OTAN a supervisé le débarquement de centaines de combattants venus de Misrata, à l’est de Tripoli tandis qu’un bateau de guerre de l’OTAN leur fournissait des armes lourdes.

Rien que dans la journée de dimanche, il y dû avoir 1300 civils tués à Tripoli et au moins 5000 blessés. Le ministère de la santé a annoncé que les hôpitaux étaient débordés. Quiconque croyait à ce moment là que les bombardements incessants de l’OTAN avaient quelque chose à voir avec le « devoir de protéger » et la résolution 1973 de l’ONU s’est retrouvé dans une unité de soins intensifs.

L’OTAN a fait précéder “Sirène” par des bombardements intensifs sur Zawiya – une ville clef avec sa raffinerie de pétrole à 50 kilomètres à l’ouest de Tripoli. Ce qui a stoppé l’approvisionnement de Tripoli en carburant. Selon l’OTAN elle-même, au moins la moitié des forces armées libyennes a été “dégradée” – le Pentagone parle ainsi des tués ou des blesses graves. Ce qui signifie des dizaines de milliers de morts. Ce qui explique aussi la disparition mystérieuse des 65 000 soldats chargés de défendre tripoli. Et explique aussi largement pourquoi le régime de Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans, s’est alors effondré en à peine 24 heures.

Le lancement de l’opération Sirène par l’OTAN – après 20 000 sorties aériennes et 7 500 frappes sur des cibles au sol – n’a été rendu possible que par une décision cruciale de l’administration Obama début juillet, autorisant, ainsi que l’avait rapport le Washington Post, « le partage des matériaux les plus sensible avec l’OTAN, y compris l’imagerie et les interceptions de signaux qui pouvaient être transmises aux forces spéciales françaises et britanniques sur le terrain en plus des aviateurs dans le ciel. »

C’est que, sans la puissance de feu inégalée du Pentagone, son know how, ses satellites et ses drones, l’OTAN serait encore empêtrée dans l’Opération Bourbier Interminable – et l’administration Obama ne pourrait pas savourer une grande victoire dans ce « drame kinétique. »

Qui sont ces gens ? 

Qui sont ces gens qui ont soudainement manifesté bruyamment leur joie sur les écrans de télévision européens et US? Après les sourires pour les caméras et les tirs en l’air à la Kalashnikov, préparez-vous  à quelques grands feux d’artifice fratricides.

Les troubles ethniques et tribaux sont condamnés à exploser. Beaucoup de Berbères venus des montagnes de l’ouest et qui sont entrés à tripoli par le sud ce dernier weekend sont des salafistes rigoristes. Il en va de même avec la nébuleuse salafiste/Frères Musulmans de Cyrénaïque qui a été entraînée militairement pas les agents de la CIA présents sur le terrain. Autant ces fondamentalistes se sont servis » des Européens et des Américains pour se rapprocher du pouvoir, autant ils pourraient se transformer en force de guérilla agressive en cas de marginalisation par les nouveaux maîtres de l’OTAN.

La grande “révolution”  basée à Benghazi, vendue à l’Occident comme un mouvement populaire a toujours été un mythe. Il y a seulement deux mois, les « révolutionnaires » en armes étaient à peine un millier. La solution de l’OTAN a été de bâtir une armée de mercenaires – avec toutes sortes de types louches allant d’anciens membres des escadrons de la mort colombiens à des recruteurs venus du Qatar et des Emirats Arabes Unis qui ont ramassé de nombreux Tunisiens au chômage et des membres de tribus mécontents de Tripoli. Tout ça en plus de l’équipe de mercenaires de la CIA – salafistes de Derna et de Benghazi – et de l’équipe se la famille Saoud – le gang  des Frères Musulmans.

Il est difficile de ne pas se souvenir du gang de ka drogue de l’UCK au Kosovo –la guerre que l’OTAN avait “gagnée” dans les Balkans. Ou des pakistanais et des Saoudiens, soutenus par les Etats Unis, qui armaient les « combattants de la liberté » en Afghanistan dans les années 1980.

Et nous avons maintenant  l’équipage de personnages douteux du Conseil National de Transition basé à Benghazi.

Son chef, Mustapha Abdeljalil, ministre de la justice de Kadhafi de 2007 jusqu’à sa démission le 26 février a étudié la charia et le droit civil à l’université de Libye. Ce qui pourrait lui permettre de croiser le fer intellectuellement avec les fondamentalistes islamiques à Benghazi, el-Beïda et Derna – mais il pourrait utiliser ses compétences pour faire avancer leurs intérêts dans un arrangement pour le partage du pouvoir.

Quant à Mahmoud Jibril, le président du bureau exécutive du Conseil, il a étudié à l’université du Caire puis à celle de Pittsburgh. Il est l’homme clef de la connexion qatarie – car il a travaillé dans la gestion des avoirs de Sheukha Mozah, l’épouse très en vue de l’émir du Qatar.

Il y a aussi le fils du dernier monarque de Libye, le roi Idriss, déposée par Kadhafi il y a 42 ans (sans effusion de sang); la famille royale saoudienne adorerait une nouvelle monarchie en Afrique du Nord. Et le fils d’Omar Mokhtar, le héros de la résistance contre la colonisation italienne – une personnalité plus séculière..

Le nouvel Irak?

Croire que l’OTAN va gagner la guerre et laisser les “rebelles” assumer le pouvoir relève de la blague. Reuters a déjà signalé qu’une  “force relais” d’environ 1 000 soldats du Qatar, des Emirats et de Jordanie va venir à Tripoli pour faire la police. Et le Pentagone laisse déjà entendre que des soldats US seront sur le terrain pour “contribuer à sécuriser les armes”. Une délicate attention qui donne à comprendre qui sera réellement aux responsabilités : les néo-colonialistes  “humanitaires” et leurs sous-fifres Arabes.

Abdel Fatah Younis, le commandant “rebelle” tué par les rebelles eux-mêmes, était la carte des services secrets français. Il a été tué par la faction des Frères Musulmans – au moment même où Nicolas Sarkozy tentait de négocier la fin de la partie avec Seif al-Islam Kadhafi, le fils de Kadhafi étudiant de la London School of Economics de retour de chez les morts.

Les grands gagnants sont donc, au final, Londres, Washington, la monarchie saoudienne et les Qataris (ils ont envoyé des avions de guerre et des “conseillers”, ils gèrent déjà les ventes de pétrole). Avec une mention spéciale pour le complexe Pentagone/OTAN – considérant qu’Africom mettra finalement en place sa première base africaine en Méditerranée, et que l’OTAN se rapproche du moment où elle pourra déclarer la méditerranée « lac OTAN. »

L’islamisme? Le tribalisme ? Ce pourraient être les moindres maux de la Libye comparé à un nouvel Eldorado ouvert au néo-libéralisme. Il n’est guère douteux que les nouveaux maîtres Occidentaux vont essayer de recréer une version plus sympathique de l’infâme et rapace Autorité Provisoire de la Coalition, et de transformer la Libye en rêve idéal des néo-libéraux en s’appropriant 100 % des avoirs libyens, en s’assurant le rapatriement de l’ensemble des profits, les banques étrangères achetant les banques locales, avec un faible impôt sur les revenus et les sociétés.

En attendant, la fracture profonde entre le centre (Tripoli) et la périphérie pour le contrôle des ressources énergétiques va s’aggraver. BP, Total, Exxon et les géants pétroliers occidentaux seront généreusement récompensés par le Conseil National de Transition – au détriment des entreprises russes, chinoises et indiennes. Les troupes de l’OTAN sur le terrain aideront certainement le Conseil à retenir le message.

Les cadres dirigeants du secteur pétrolier estiment qu’il faudra au moins un an pour un retour de la production pétrolière à son niveau d’avant la guerre civile, 1,6 million de barils par jour, mais ils affirment que les revenus annuels du pétrole pour les nouveaux dirigeants pourraient s’élever à 50 milliards de dollars. On estime en général les réserves de pétrole à 46,4 milliards de barils ; 3 % des réserves mondiales pour une valeur de 3 900 milliards de dollars aux cours actuels du brut. Les réserves connues de gaz s’élèvent à quelques 1500 milliards de m3.

Donc, au bout du compte, la R2P (responsabilité de protéger) gagne. L’impérialisme humanitaire gagne. Les monarchies arabes gagnent. L’OTAN en tant que Robocop mondial gagne. Mais ce n’est quand même pas assez pour les habituels suspects impérialistes qui appellent déjà au déploiement d’une « force de stabilisation. » Tout ça au moment même où des progressistes déboussolés sous toutes les latitudes continuent à saluer la sainte alliance du néocolonialisme occidental, des monarchies arabes ultra-réactionnaires et des salafistes radicaux.

Ce ne sera terminé que quand la grosse bonne femme arabe [l'Arabie saoudite] chantera. Quoi qu’il en soit, passage à l’étape suivante : Damas !!!

Source : Pepe Escobar, Asia Times (Hong Kong) 24 août 2011

REPONSE A UN FBOOKEUR QUI INCITE A LA HAINE DES MUSULMANS

Suite à un message de statut que j’ai vu passer sur mon fil du mur, j’ai décidé de répondre à l’ignorance par un petit éclairage. Aussi je me permets de partager avec vous la réponse que je lui adresse au message ci-dessous :

  • S.S. a écrit sur son statut : “Sourate V, 51: « O vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis les Juifs et les Chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui, parmi vous, les prend pour amis, est des leurs. Dieu ne dirige pas le peuple injuste. »  

Vous savez ce qu’ils pensent de vous quand vous leur serrez la main? Ils ont la haine… parce que le Coran le leur ordonne !”

Sous le statut de S., nous pouvons voir une vidéo qui n’a rien à voir avec l’intitulé qui la présente, si ? :

http://www.dailymotion.com/video/xhv57a_nanterre-france-la-mosquee-diffuse-lyappel-du-muezzin-a-la-priere_news

C’est quoi cet appel à la haine S. ? Vous citez un verset hors contexte sans savoir de quoi il en retourne. Vous faîtes comme tous ces haineux envers les non-musulmans qui incitent à la haine et au mépris de l’autre. Vous stigmatisez tout un pan de la société française mais aussi plus d’un milliard de personnes dans le monde !

Croyez-vous vraiment que les musulmans haïssent les Chrétiens et les Juifs ?? Et qu’ils pensent vraiment que le Coran leur ordonne de ne pas lier d’amitié avec eux ? C’est le comble de l’absurdité et ce n’est pas du tout malin de votre part car c’est d’un ridicule qui frise l’ignorance !!

Quel est votre intention derrière ce statut ? On se le demande bien…

D’abord ce verset que vous citez n’est pas la traduction juste mais erronée. A mon avis si vous regardez l’origine de la traduction, ce doit être traduit par le Royaume d’Arabie Saoudite (pourtant grand ami des Juifs et des Chrétiens !).

La traduction que j’ai, donne une toute autre signification(*) :

“Vous qui croyez, NE NOUEZ NI AVEC LES JUIFS, NI AVEC LES CHRÉTIENS DE RAPPORTS DE PROTECTION. Qu’ils le fassent les uns avec les autres ! Quiconque d’entre vous en nouerait avec eux, conséquemment serait des leurs.”

J’ai deux points à faire remarquer pour comprendre ce verset qui a été pris hors contexte :

A) Le contexte de la révélation du verset :

Selon le contexte de l’époque, les musulmans liaient des pactes de protection en cas d’attaque d’autres tributs : La Charte ou la Constitution de Médine, l’un des écrits authentiques le plus ancien de cette période prophétique précédant la Vulgate d’Othman (premier Assemblage sous forme de Livre du Coran) en expliquait les conditions. La Constitution de Médine était semblable à une fédération de clans ou tribus nomades. Elle était liée par l’accord solennel des uns envers les autres : les membres constituaient une unité politique. Elle traitait de la responsabilité de chacun envers les autres membres sur le prix du sang encouru par un membre du groupe et du rachat d’un membre du groupe capturé. Dans d’autres articles de la Constitution on traite les divers aspects des rapports des croyants entre eux et avec les incroyants, d’autres encore traitent des droits et devoirs des Juifs. De nombreux groupes Juifs sont nommés, non pas par leur nom mais simplement comme “les Juifs de (c’est à dire, attaché à) tel et tel clan arabe”.

Chaque clan juif était allié à l’un ou l’autre des puissants clans arabes. Les Juifs étaient donc divisés entre eux et ne formaient pas un groupe compact. Toutefois les Juifs devinrent de plus en plus hostiles au Prophètes et à sa religion et se servirent de leur connaissance de l’Ancien Testament pour critiquer Muhammad et le Coran. Le milieu illettré leur facilitait la tâche pour critiquer le Coran sur certains points de l’Ancien Testament(**). Cette Constitution d’un genre nouveau a permis de toute façon à maintenir la paix dans l’oasis.

B) Lecture de tous les versets qui traitent des “Gens du Livre” (Ahl al Kitab) : Chrétiens et Juifs :

Cet éclairage (dont vous n’aviez sans doute pas connaissance) étant établi, nous devons maintenant pour comprendre la signification d’un verset, lire tous les autres versets qui citent “les Gens du Livre” (Chrétiens et Juifs). Le Coran ayant été révélé par versets et sorates successifs selon des circonstances et pendant une durée de 23 ans. Il a été rassemblé en un Livre qui ne suit pas la chronologie des événements durant cette période donnée. Ce qui lui confère une complexité supplémentaire aux lecteurs .

Aussi pour exemple, les verset 57 et 58 que l’on peut lire un peu plus loin dans cette Sorate V, éclaire le verset que tu cites dans ton statut :

“Vous qui croyez, ne nouez pas de rapports de protection avec ceux qui tournent votre religion en moquerie, se jouant d’elle, parmi ceux qui ont reçu avant vous l’Ecriture (où Gens du Livre : Chrétiens et Juifs), non plus que parmi les dénégateurs. Prémunissez-vous de Dieu, si vous êtes croyants ” (verset 57)

et enfin le verset 58 :

“… (avec ceux qui), si vous appelez à la prière, la tournent en dérision, se jouant d’elle

– et cela parce qu’ils sont un peuple de déraison.”

Maintenant avec tout ceci, vous pouvez constater qu’une autre lecture est possible. Aidé de l’histoire et des circonstances de révélation, cela ne laisse que peu de doute à cette interprétation que Musulmans, Juifs, Chrétiens et même Athées peuvent très bien lier des pactes de protection et d’amitié à partir du moment ou le respect coexiste. Si le respect est rompu, même sans le Coran, le pacte l’est aussi. Avec une personne qui ne nous porte aucun respect ou se moque de nous, il est évident qu’on a tout intérêt de ne rien nouer du tout avec ces gens là et cela n’a absolument rien à voir avec “l’exégèse” du verset 51 que notre S. S. semble faire quand il interprète ainsi : “

“Vous savez ce qu’ils pensent de vous quand vous leur serrez la main? Ils ont la haine… parce que le Coran le leur ordonne !”

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Le Coran a donc bon dos :

Il est donc important d’avoir une connaissance des écrits scripturaires et historiques. Cette connaissance est le seul rempart à l‘obscurantisme et aux détracteurs qui veulent faire dire au Coran ce qu’il est loin de dire. Leurs techniques passent par des  interprétations abusives qui forcent une lecture littérale du texte coranique et qui fait préjudice à toute la communauté musulmane et incite à la haine.

NB : Si commentaires, il y avait merci de ne pas insulter :

(*) : Traduction du Coran : Jacques BERQUE ” LE CORAN, Essai de traduction” Édition revue et corrigée, Albin Michel, 2ème Ed. 1995.

(**) : W.M. Watt dans son livre MAHOMET, PROPHÈTE ET HOMME D’ÉTAT, bibliothèque Payot, Paris, 1962.

DESINFORMATION / SCENARII DE LA MORT DE BEN LADEN

ACTU MONDE Encore un montage photo de Ben Laden mort Mercredi 04 mai 2011, c'est la deuxième photo de Ben Laden mort qui circule actuellement sur le Web un montage d'une scène du film « Black Hawk Down » par . L'image postée sur le Net et sur Twitter était présentée comme « le » premier vrai cliché d'Oussama ben Laden mort. Sur cette photo, qui semble avoir été prise de nuit par infra-rouge (vu sa couleur verdâtre dominante), on peut y voir un militaire américain (non cagoulé, ce qui est étrange pour un membre des forces spéciales) manifestement à genoux à côté du corps de Ben Laden gisant sur le dos. Sur la tête de ce dernier, juste au-dessus de son œil gauche, on voit une tâche noire qui pourrait attester de l'impact d'une balle. Mais rien de « particulièrement atroce » en vue par contre.

Je pense que toute cette désinformation autour du défunt ennemi public n° 1 est lancée sciemment pour semer la confusion dans le monde. La façon dont ils ont procédé dans le scénario de la capture de Ben Laden est à fort potentiel cinématographique. Tous les ingrédients sont là pour toute sorte de spéculation y compris les manipulations religieuses. Les réactions sont vives et émotionnelles donc irrationnelles, c’est le but recherché ! Nous savons selon Alain Chouet, ex-chef de la DGSE, qu’Al Qaïda n’existe plus depuis 2002, comme son intervention le démontre (conf. le lien ci-après : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/al-qaida-n-existe-plus-selon-la-69791).

La question est donc : Pourquoi toutes ces informations intox ? Les USA nous préparent-ils à quelque chose de grave ? “Plus aucune action terroriste dans le monde ne serait donc imputable à Al Qaïda depuis huit ans ; l’organisation ne compterait plus que quelques dizaines d’individus ; et les revendications de Ben Laden au fil des ans ne seraient même pas sûres” affirme Allain Chouet.

La capture de Ben Laden à Abbotabad, le 02 mai 2011 au Pakistan, dans une ville située dans une vallée entourée de collines verdoyantes, près du Cachemire pakistanais et qui abrite une population plutôt aisée et de nombreux militaires pakistanais, ainsi qu’une académie militaires posent de nombreuses questions. Comment est-il possible, quand on se visualise une forteresse d’environ huit fois plus haute que les résidences alentours, protégée par des murs d’enceinte  haut de quatre à cinq mètres entourés de fils barbelés, n’ait pas attiré l’attention des militaires ?

L’assaut du commando américain qui a permis la prise de l’ennemi ne cesse d’alimenter les polémiques en tout genre. Le corps de BL emmené par des commandos américains, les prélèvements ADN en un temps record, pour procéder à son identification, l’absence de preuves par l’immersion en haute mer de son corps, lance les discours religieux de la non conformité aux règles du rituel d’inhumation islamique requises.

Les raison de ce choix d’inhumation par les américains, les fausses photos représentant Ben Laden abattu et en sang mais surtout l’impossibilité du non jugement du chef d’al Qaïda par un tribunal international, posent d’énormes problèmes de crédibilités. Les prétextes, avancés par le gouvernement américain qui justifient l’absence de preuves de la mort de Ben Laden sont les suivantes : éviter de reproduire la même erreur qu’avec Ernesto Guevara et d’en faire une icône d’un combat qui symbolise la lutte contre l’impérialisme et le colonialisme occidental, les risques divers d’exhumer le corps par ses adeptes pour l’enterrer ailleurs et en faire un lieu de pèlerinage. Cet argumentaire religieux qui fait appel à la règle de nécessité prévue par le droit islamique, ne tient pas debout. D’une part, les salafistes ne vénèrent aucun tombeau, c’est sur quoi leur doctrine tient fondamentalement. D’autre part, c’est justement la prise de Ben Laden, dans des conditions inacceptables et inhumaines qui confortera justement son statut de martyr et d’icône de la révolution !

En attendant, la menace de vengeance annoncée par tous les médias et confirmée par Al Qaïda, auront pour conséquences le renforcement de la sécurité partout dans le monde pour des raisons politiques et met en réel danger, voire d’avorter les révolutions arabes et le vent de liberté qui leur sont attachées. Au pire, cela pourrait justifier une nouvelle croisade, cette fois avec le Pakistan ? L’Iran ? La Syrie ?

En France Vigipirate est au niveau rouge sur tout le territoire…

Soyons vigilant en prenant de la distance critique avec l’information !

DERRIERE L’AFFAIRE WOERTH/BETTENCOURT : LE SECRET BIEN GARDE

(Créé le 10 septembre 2010 : refus de publication dans les journaux à cause de la censure)

Liliane Bettencourt est la fille d’Eugène Schueller, elle est aussi la femme d’André Bettencourt (ce dernier associé avec le père dans la firme l’Oréal). Eugène Schueller et André Bettencourt, tous deux étaient  nazis. Retour sur un passé sombre échappant à la condamnation pour crime contre l’humanité grâce à la fortune que génère l’Oréal.

Tout commence quand le fondateur du groupe L’Oréal, le père de Liliane Bettencourt, met à la disposition de son ami Eugène Deloncle une grosse partie de sa fortune pour financer la création d’un groupe d’extrême droite et farouchement anti-juifs : le Comité secret d’action révolutionnaire (CSAR), allias la Cagoule. En 1941, Eugène Schueller collabore avec les autorités allemandes, l’ambassadeur du Reich, Otto Abetz et du chef de la Gestapo, Reinhardt Heydrich. Cette année là, E.S. met en place le Mouvement social révolutionnaire (MSR). Au siège de l’Oréal sis 14, rue royal à Paris, se tient les réunions du MSR. Leur propagande révolutionnaires s’établit ainsi : «Nous voulons construire la nouvelle Europe en coopération avec l’Allemagne national-socialiste et tous les autres nations européennes libérés comme elles du capitalisme libéral, du judaïsme, du bolchévisme et de la franc-maçonnerie (…) régénérer racialement la France et les Français (…) donner aux juifs qui seront conservés en France un statut sévère les empêchant de polluer notre race (…) créer une économie socialiste (…) qui assure une juste distribution des produits en faisant augmenter les salaires en même temps que la production».

Après la guerre E.S. est sauvé in-extrémis d’une condamnation pour collaboration (avec les nazis) par les témoignages de quelques juifs qu’il a aidés pendant l’occupation, l’aide de Pierre de Bénouville, d’André Bettencourt, d’un député ( Max Brusset), du maire de St Maxime et de quelques membres de la résistance. On le décorera de la croix de guerre et de la légion d’honneur !

Quant au Mari de Liliane, André Bettencourt, il fréquente avec son ami François Mittérrand, la Cagoule et dirige entre 1940 et 1942 l’hebdomadaire collaborationniste “La Terre française”, dans laquelle il rédige les chroniques « Ohé ! Les Jeunes ! ». André Bettencourt devient le patron français de la Propaganda Staffel.  Il travaille sous tutelle de Joseph Goebbels, ministre de la propagande et de deux autres nazis (de la Wehrmacht et de la Gestapo). Dans son éditorial il prêchait l’union du Christianisme et du Nazisme et appelait au châtiment des juifs et des francs-maçons. En exemple de ses publications, le 12 avril 1941, André Bettencourt écrit : « Les juifs, les pharisiens hypocrites n’espèrent plus. Pour eux l’affaire est terminée. Ils n’ont pas la foi. Ils ne portent pas en eux la possibilité d’un redressement. Pour l’éternité leur race est souillée par le sang du juste. »

Le 15 février 1941, toujours sous l’égide de la SS, le MSR de Deloncle fusionne avec le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat. Eugène Schueller, devient la grande référence en économie.  Son œuvre, “La Révolution de l’économie” est classé comme la référence du fascisme français.  Quelque mois plus tard E.S. s’exprime au congrès de l’organisation au Palais de la Mutualité. Il prêche “une révolution préliminaire à la fois d’épuration et de redressement” qui ne peut ” être que sanglante. Elle consistera tout simplement à fusiller vite cinquante ou cent grands personnages “. Dans la même année son ami,  et mari de Liliale Bettencourt, à son tour, écrit dans l’éditorial de Noël: ” Un jour, trente ans plus tard, les juifs s’imagineront pourtant gagner la partie. Ils avaient réussi à mettre la main sur Jésus et l’avaient crucifié ». En se frottant les mains, ils s’étaient écriés : ” que son sang retombe sur nous et nos enfants “. “Vous savez d’ailleurs de quelle manière il est retombé et retombe encore. Il faut que s’accomplissent les prescriptions du livre éternel.”

Quelques jours plus tard  ”la solution finale” fut adoptée par la Conférence de Wansee. C’est ainsi que des millions d’êtres humains vont être exterminés dans le secret le plus total.

La riche et fille unique d’André et de Liliane Bettencourt, peut être en réaction contre ses parents, épouse le petit fils d’un rabbin, Jean-Pierre Meyers. Tous deux élèvent leurs deux enfants dans la religion juive.

Derrière toutes ces affaires, n’y aurait-il pas la volonté :

1) de couler Liliane et ainsi que la gestion de sa fortune aille entre les mains de sa fille qui demande sa mise en tutelle ? Sachant que son avocat n’est autre que Maître Metzer et qui est aussi l’avocat de Dominique de Villepin. Villepin aurait probablement accès à la comptabilité obscure de l’Oréal et pourrait mettre hors de la politique Sarkozy “parce qu’il le vaut bien”.

2) L’examen psychologique demandé par la fille pourrait s’avérer en défaveur de la mère. La gestion du patrimoine toujours sous la main mise de Françoise Bettencourt laisse-elle présager qu’elle renforcera le lobby israélien ? Depuis la démission poussée d’André Bettencourt du conseil d’administration de l’Oréal à cause de son passé nazi, donne son siège au mari de celle-ci.

En effet l’ouverture de l’Oréal en Israël datent du milieu des années 90, la firme fabriquait une ligne de produits utilisant des minéraux de la Mer Morte, baptisée « Natural Sea Beauty », qui est exportée vers 22 pays. Un tiers des rives occidentales de la Mer Morte se situe en Cisjordanie occupée par Israël. Alors que l’ensemble des rivages et des ressources de la Mer Morte sont interdits aux Palestiniens par l’occupation militaire israélienne. Cette ouverture corrobore avec la démission d’André Bettencourt du conseil d’administration de l’Oréal en 1994 et donna son siège à son beau-fils juif, Jean-Pierre Meyers (celui-ci  avait perdu ses deux parents à Auschwitz). C’est à la suite d’un déferlement de révélations de plusieurs affaires identiques à celles que nous vivons actuellement avec l’affaire Bettencourt, mais celles-ci révèlent le passé des deux protagonistes de la firme. Révélations lancés par l’industriel, Jean Frydman, citoyen israélien dont Marianne en fait un portrait louangeur : “A la lumière de ce sentiment [Frydman résistant] s’éclaire son amour de la France humaniste, comme sa défiance non moins vive à l’endroit de l’«autre France», cette France vichyste et xénophobe qu’il a combattue dans l’affaire L’Oréal. Puis, Frydman a mis son expérience au service des responsables politiques israéliens qui rêvent d’une paix de compromis. Dans de très belles pages, Barnavi rend hommage à la sollicitude et à la patience de celui qui aida et conseilla, tour à tour, Yitzhak Rabin et Ehoud Barak”.

En réalité, ce que Marianne2 ne dit pas c’est que Jean Frydman était à la tête de Paravision, une firme audiovisuel de la holding de l’Oréal. C’est parce que l’Oréal est menacé de boycotte par la ligue arabe à cause des agissements de collaborations sioniste, que son dirigeant Dalle convoque Frydman au conseil d’administration pour rendre des comptes. Citoyen israélien, Frydman est accusé d’avoir utilisé Paravision pour détourner les bénéfices personnels, grâce à des achats et reventes fictifs de films, via des sociétés écrans domiciliées à l’étranger et notamment, aux Pays-bas. La multinational l’accuse d’avoir escroqué plus d’un milliard de francs dans l’opération. C’est pour contre attaquer que Frydman s’est évertué à résister contre l’ “autre France”, cette France vichyste et xénophobe qu’il a combattue dans l’affaire L’Oréal”. La guerre entre l’Oréal et Frydman a duré plus de 6 années. Les plaintes déposées pour escroquerie, faux et abus de biens sociaux n’en finissent pas. Mais Frydman joue sa dernière carte et utilise la discrimination raciale, en révélant en dernier lieu le fait que le sénateur André Bettencourt avait écrit plusieurs articles pour un organe de propagande nazie durant la guerre.

L’affaire l’Oréal après de multiples rebondissement médiatiques change de génération, Dalle et André Bettencourt laisse place à Jean-Pierre Meyers et Lindsay Owen-Jones. Ironie du sort, la première fortune de France transmute comme un effet de balancier du côté des victimes juives (comme le symbolique Hôtel Lutetia, racheté par un groupe israélien). Françoise Bettencourt serait donc actionnaire principale avec son mari, eux deux plus enclins que les prédécesseurs à servir ceux que sa famille haïssait. On ne s’étonnera donc pas qu’en 1997, l’Union des congrégations juives orthodoxes d’Amérique décerna à l’Oréal son prix du leadership international.

En juillet 2008, l’Oréal récompensa d’un prix de 100 000 dollars, pour « l’ensemble de sa carrière», un scientifique de l’Israël Weizmann Institute of Science. L’Institut Weizmann, depuis sa fondation, a été un centre majeur de recherches secrètes, de développement du nucléaire, des armes chimiques et biologiques, au service de l’armée israélienne avec laquelle elle entretint des liens très étroits. Il s’agit donc de l’une, parmi beaucoup d’autres, de ces institutions académiques en Israël qui sont complices des violations de la loi internationale et des droits humains des Palestiniens  qui était visées par l’appel au boycott académique du PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israël).

LES DESSOUS DE L’INVASION SAOUDIENNE AU BAHREÏN

l’Arabie Saoudite est pris en étau par sa plus grande menace, le soulèvement des chiites. Coincé depuis toujours par une majorité de Chiites à l’Est par le Bahrein. Mais il faut compter aussi avec le sultanat d’OMAN au Sud-est dont la majorité est Kharajite (une faction dissidente du chiisme), mais aussi l’Irak, au Nord-est et bien sûr le Yemen, avec 45 % de sa population qui est Chiite. Les révolutionnaires yéménites gagnent d’ailleurs des régions…

Il faut bien le savoir, la raison des forces saoudiennes pour prêter main forte au royaume du Bahreïn vient d’un traité ratifié par Le Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCG). Composé de 6 pays du Golfe : l’Arabie Saoudite, l’impulseur de cette organisation, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats Arabes Unis et le Quatar, le CCG a pour but d’assurer la stabilité économique et politique de la région.

Créée lors de la guerre Iran-Irak, SOUS LA PRESSION DES USA, l’organisation a pour objectif de contrer l’expansionnisme iranien (chiisme) et le baathisme irakien :

“Un accord de sécurité intérieure est signé en 1982 entre les États membres suite à une tentative de putsch à Bahreïn en décembre 1981 et au niveau militaire, les forces armées des pays du Conseil de coopération du Golfe organisent depuis 1983 des manœuvres communes baptisées « Bouclier de la Péninsule ». Aux sommets de Koweït (1984) et de Mascate (1985), il est décidé que les unités participant à ces manœuvres forment une « force de déploiement conjointe » dont le quartier général se trouve au nord-est de l’Arabie Saoudite. Son commandant est un général saoudien. Enfin, les ministres de la défense du CCG réactivent le projet de l’Organisation des industries arabes (OIA) dans lequel Égypte était impliquée et construisent plusieurs usines d’armement fabriquant munitions et armes légères ainsi que des blindés légers sous licence brésilienne.”

LES REVOLUTIONS ARABES(*) TENTATIVE D’AVORTEMENT PAR L’INGERENCE OCCIDENTALE ?

Les Arabes de toutes obédiences religieuses et politiques [et elles sont nombreuses ! Musulmans avec toutes leurs divergences théologiques, Chrétiens, Boudhistes, Hindouistes, Juifs, sabbeens, zoroastriens, athées, etc.] ont besoin d’un leader qui leur permettra de les fédérer tous.

Par évidence, les Arabes sont une grande nation qui va au-là de l’état nation car elle englobe aussi tous les musulmans non arabes(**). Le concept d’État nation qu’ils adopteront après la chute de l’Empire Ottoman (dernier bastion des grands empires du vieux monde, considéré à juste titre comme le successeur de l’Empire Romain, byzantin et arabe) leur paraît de plus en plus aujourd’hui comme un accident historique.

C’est notamment, au regard de l’échelle historique, une nation viable dans le temps car celle- ci peut se soulever et rebriller à nouveau comme renaissant de ses cendres. Les révolutions arabes que nous regardons avec fascination en témoignent.

De plus c’est une langue unique pour l’ensemble des musulmans, qui pèsent de son poids considérable dans le classement des langues les plus parlées dans le monde aujourd’hui. Sans oublier la fierté que l’arabe procure à ceux qui la parlent : elle fut “langue de la science” pour l’Orient et l’Asie mais aussi pour l’Occident. Les Occidentaux, avant la renaissance, reconnurent la langue arabe comme langue de la science, ce qui les a propulsés au rang des lumières de la raison.

Enfin l’arabe, en plus d’avoir été la langue de la philosophie, sa polysémie linguistique à multiples interprétations, sa poesie, sa caligraphique, etc., est encore depuis plus de 14 siècles la langue de la litturgie islamique. Tout cela s’ajoute au sacrée, pour un milliard et demi de musulmans aujourd’hui.

Ce qui les unis tous par dessus tout ? C’est un ancêtre commun, une histoire commune. Reussiront-ils à se fédérer dans toutes leurs divergences ? Sur la seule base commune la reconnaissance absolue de la dignité d’un peuple ? Peut-être, on l’a déjà vue dans le passé. Si la politique européenne et américaine n’œuvrent plus à saper cet élan unificateur -comme ils se sont habitués par l’ingérence, depuis l’époque de “La sublime porte”- à des fins idéologiques.

Mais le drame actuel qui se passe en Libye sous nos yeux et l’ingérence de l’Arabie Saoudite au Bahreïn(***), les revolutions en Suède, l’Espagne dans certains villages (qui ont introduit le peseta), dans le Wisconsin, au Portugal tout récemment… Le désenchantement de l’Irak, de l’Afghanistan et de la Palestine bien sûr, nous poussent à admettre un constat. Les révolutions arabes jouent un rôle majeur dans les affaires du monde, incontrôlables. Elles sont comme des tsunamis naturels et violents qui balaient notre planète et nous montre l’incapacité de tous les dirigeants à régler ces crises historiques majeures qui nous concernent tous.

Cette incapacité au consensus dans la Ligue Arabe et l’UMA(****), l’ONU et l’OTAN, face au génocide libyen en directe, nous est insupportable.

Si on ajoute à cela, la menace nucléaire venant du Japon, le temps perdu à nous mentir, le nombres de morts par la faute de l’homme irresponsable, les martyrs en constante augmentation, la crise économique, les futurs révoltes de la faim… Les peuples vont s’exaspérer et espéront-le dans un sens pacifique pour tenter de changer ce monde, devenu sans foi ni loi, insensible !

Espéront que ces revolutions qui s’étendent au-delà des frontières se fédéreront sous les mêmes combats. La liberté, la justice sociale, le respect de la nature et de la biodiversité à l’échelle de la planète toute entière…

Poussons-les à s’impliquer dans l’humanitaire ou tout autre action
afin d’œuvrer à l’arrêt immédiat de toute forme de violence en Libye. Empêcher l’ingérence occidentale qui n’a d’autres intérêts que d’exploiter ces régions là. À moins qu’ils donnent des gages de leur bonne foi de ne pas exploiter la région et de l’autodétermination des peuples. C’est une révolution populaire arabe, ne la leurs confisquons par ! C’est le peuple qui doit choisir ses dirigeants y compris dans ses instances institutionnelles que sont aussi ces organisations internationales… La mutation est en marche !

Et en attendant, silence on tue ! Toutes ces organisations fantôches, ce “machin”, comme l’appelait l’ONU, de Gaulle, se sont négociées le sacrifice de milliers de libyens, le génocide de tout un peuple. La Ligue Arabe, en échange, ses membres peuvent réprimer chez eux en toute impunité. Cet état de fait ne sert qu’à empêcher l’union arabe de ce vent de liberté ! Fantôche aussi la Ligue Arabe avec un Amr Moussa à sa tête qui fut sous Mubarak, ambassadeur et je ne sais quoi encore ! Candidat à la présidentiel de la nouvelle Egypte, l’hypocrisie de son double discours… l’UA dont les membres sont achetés à coût de dollars, tous des vendus quoi ! On a rien à attendre d’eux. Pourtant j’avais espoir en la Ligue Arabe et l’UMA (Union du Maghreb Arabe) si leurs membres n’etaient pas des dictateurs…. En attendant, Silence on tue ! Devant nos yeux…

(*) tawra : révolution en arabe, lire ma définition ici : http://monalika08.wordpress.com/2011/03/15/definition-de-tawra-revolution-en-arabe/

(**) les Arabes ne composent que 15% du monde musulmans.

(***) les dessous de l’invasion saoudienne au Bahreïn :

http://monalika08.wordpress.com/2011/03/17/les-dessous-de-linvasion-saoudienne-au-bahrein/

(****) l’UMA (Union du Maghreb Arabe) se réunira le 28 mars :

http://www.maghrebarabe.org/fr/news.cfm?type=1&id=354

DEFINITION DE TAWRA : REVOLUTION EN ARABE

Le saviez-vous ?
 
TAWRA signifie “révolution” en arabe. Ethymologie : Tara “explosé vers le haut” terme pour révoltes très ancien. Alors que le terme moderne de révolution signifie “tourner autour”, celui de Tawra avait a l’époque une connotation pas spécialement violente. Tawra fut employé déjà depuis l’avènement de la dynastie Abbasside (8è s.) plus connu sous l’appellation de “Tawra ‘Abbassid”. Toutes les chroniques nombreuses en témoignent.
 
D’une façon moderne pour désigner la révolution (a la française) le terme Tawra n’a été utilisé pour la première fois qu’en 183O par le Cheich Ta’tawi. Ce dernier rend compte dans ces écrits, des “Trois glorieuses” en disant qu’il a assisté a la sédition (fitna) qui s’est faite en trois jours. Il décrit le procès de Vincennes et tout ce qui s’en suit en employant le terme Tawra.
 
4O ans après on retrouve Tawra comme l’équivalent en français de révolution en 1884 dans le dictionnaire al Boustani.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.